Connaissez-vous les membres du bureau de la FEA? Pour notre part, à part Fahima Sebiane qui reste joignable et officiellement active, on a entendu parler de Mr Meskouri, mais pour le reste, aucune information !
Dans le pays du zaimisme, il est clair que le plein pouvoir revient à son président, surtout que l’assemblée générale a été réduite à sa plus simple expression, pour ne pas dire au silence, notamment par les nouveaux statuts et le vote à main levée pour l’adoption des bilans…
Certains diront qu’une campagne est levée contre Mr Metidji, et il est important que les choses soient dites. On ne peut pas reprocher son mutisme à une structure, et aller vers les non-dits, les cachotteries… A ceux-là, je réponds clairement, c’est faux ! Même si je n’ai pas été électeur de Mr Metidji car ne faisant pas partie de l’A.G, j’ai soutenu sa candidature à l’époque, et me suis félicité de son arrivée, et l’en ai félicité.
Après des années d’exercice, n’en déplaise aux approbateurs des bilans, il y a pour moi dérive dans la gestion des affaires, dans l’approche, dans le fond, mais aussi dans la forme. Est-ce que pour autant je souhaite le départ de Mr Metidji ? Non, franchement, non. Cependant sa présence au sommet de notre fédération, ne peut utilement se poursuivre sous la forme actuelle. Pourquoi ? Parce qu’il gère le sport, comme il gère une entreprise ( à chacun son profil…), et avec son obstination à considérer les valeurs étrangères comme référence, il dévalorise ses compatriotes, et bloque les énergies des compétences nationales. On ne doit pas prendre cette version des faits comme une attaque personnelle, mais comme une opinion basée sur l’expertise, qui pousse à la remise en question pour avancer !
Notre fédération a par le passé été présidée par des hommes qui ont exercé sur le plan politique, comme feu le colonel Aouchiche, ou feu le colonel Merbah. Avec leur profil, il y avait peut être lieu de croire à un manque de démocratie, mais avec la jeunesse de Mr Metidji, il est hors de question d’aller vers une régression en cette matière. Le monde équestre en Algérie, est un microcosme qui devrait nous permettre de développer un esprit de famille, avec avant tout des échanges. Le manque de communication reproché, le mutisme fédéral, les décisions prises en référence à l’A.G majoritairement rattachée à l’équitation traditionnelle, ont développé cette atmosphère délétère que tout un chacun déplore, mais que nous sommes nombreux à alimenter.
Disons que nous sommes responsables, et allons les uns vers les autres. Mettons en place un vrai esprit de famille. Construisons notre équitation ensemble, en nous remettant humblement en question, disons nos vérités sans les imposer, osons critiquer, et acceptons de l’être, dans le respect et la volonté de réussite partagée… A moins que cela dérange, ne soit pas accepté par calcul, et le silence orchestré. Sinon, comment expliquer, qu’à aucun moment le moindre encouragement ne fuse ? Lorsque l’équipe nationale de foot fait une bonne prestation, elle est reçue à la présidence de la république.
Je ne compare pas la FEA avec la FAF, mais un secrétaire pourrait livrer un avis du président, si ce dernier ne peut s’abaisser à de pareilles tâche et féliciter lui-même les cavaliers qui font une bonne prestation, consoler ceux pour qui cela se passe mal, ou tout simplement encourager par le verbe mais aussi dans les faits, ceux qui le méritent. Pourquoi ce malaise profond nous ronge ? Comment y remédier ? Un sentiment ne reste qu’un sentiment, mais pour le moment, de la part de ma tutelle, je ne ressens que du mépris !
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